Photographie, Inde 2013

Photographie, Inde 2013

TALM Expositions Transposition

Transposition

Sarvodaya Enclave C146 – Jardin François 1er
Nelly Cardenas, Grégoire Cviklinski,Chloé Gouzerh, Emmanuelle Hurault de Vibraye, Manon Quétard
Du 15 au 29 novembre 2013
Vernissage jeudi 14 novembre 2013, à 18h
Ouverture du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 19h

Avec la mondialisation, l’art occidental s’est symptomatiquement ouvert depuis quelques décennies à d’autres cultures. Avec le postmodernisme et son engagement dans les études postcoloniales, l’art contemporain s’est fait ambassadeur de nombreux pays. Après les artistes russes, chinois, africains, brésiliens, l’Occident a aussi tissé et renforcé depuis quelques années ses liens avec un grand nombre d’artistes venant d’Inde et de sa diaspora. Récemment encore, le symposium organisé à la Tate Modern en 2006, les expositions phares comme Horn Please au Kunstmuseum de Berne, Santhal Family au MUKHA à Anvers ou encore Indian Highway à la Serpentine Gallery à Londres et en 2011 Paris – Delhi – Bombay… au Centre Pompidou, attestent de cet engouement. L’Inde, douzième puissance économique, deuxième pays le plus peuplé, une des grandes puissances aux côtés de la Chine, de la Russie et du Brésil est devenu ainsi incontournable pour la création contemporaine.

Transposition développe un thème rhizomatique cher à Deleuze. Annulant « fin et commencement », cette exposition assume une volonté de transversalité et de pluridisciplinarité. Transposition confronte paradoxalement, d’une part, l’Occident moderniste du XXe siècle et à son refus de la narration au profit de son autoréflexivité et, d’autre part, l’art en Inde qui a une très forte tradition figurative, notamment dans sa peinture. En décryptant le quotidien d’une ville comme celle de Dehli, ses happenings fictifs, sa mythologie et ses approches sociales, historiques et autobiographiques, les étudiants ont tissé des ponts et créé un réseau de relations multiples. Ils ont ainsi souhaité revisiter leur histoire de l’art du XXe siècle, notamment sa sculpture, mais aussi creuser les expériences communes aux deux cultures, afin d’envisager des linéaments de l’art de demain.

C’est ainsi que, chaque année, l’École supérieure des beaux-arts de Tours Angers Le Mans propose des stages et des résidences aux étudiants de première année de master. Les destinations se font au quatre coins du monde. New Delhi fait partie des destinations privilégiées depuis 2002. Les stagiaires y expérimentent une immersion totale dans la culture de l’Inde, passant trois mois à travailler avec des artisans et des industriels, des critiques et des artistes sur un projet de production, présenté lors d’une exposition collective de fin de stage. Pendant les premières semaines, les stages sont encadrés par Peter Briggs. Cette année, les étudiants ont conçu et réalisé un projet intitulé Lateral avec la curatrice Heidi Fichtner. Ce projet a été présenté dans le contexte d’une vaste exposition invitant des artistes indiens prometteurs à Koona en plein centre de Delhi. En France, les travaux des étudiants sont présentés ainsi aux Tourangeaux.

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