Sassi di Matera

Sassi di Matera

TALM Workshops Sassi Di Matera

Sassi Di Matera

« sans consolation ni Douceur »

Jean-Benoît Vétillard, architecte
mercredi 21, jeudi 22 et vendredi 23 janvier 2015

Contexte
Matera, cité troglodyte niché entre les Pouilles et la Calabre est en complète métamorphose. Cette ville façonnée dans la pierre, autrefois célèbre pour son insalubrité, a réussi à mettre en valeur son décor biblique, aujourd’hui inscrit à l’Unesco. En 2019, elle sera capitale européenne de la culture.

Historique
Avant la Seconde Guerre mondiale, 15 000 personnes habitent dans les Sassi, ces caves typiques de Matera. Mais la roche, sédimentaire, qui s’effrite comme du sable au point qu’il est possible d’y creuser à mains nues, mène la vie dure aux habitants. Ils se chauffent au fumier, cohabitent avec leurs animaux domestiques, poules, mulets, cochons, et conservent l’eau de pluie grâce à
une immense citerne. Située sous l’habitation, celle-ci rend l’air terriblement humide. Et dans le ravin qui enserre la ville, la
malaria, le typhus et la tuberculose rôdent parmi les déchets.
Dans les années 50, le président du Conseil italien d’alors, Alcide De Gasperi, revient choqué de ce qu’il surnomme la « honte de l’Italie ». Une loi d’évacuation des Sassi s’ensuit. Sur les hauteurs de la ville, sur ces «Sassi de la honte», sont alors bâties des HLM colorées pour reloger les gens. La nouvelle Matera est née. Il y a une école, un cinéma, du confort, de la modernité. En contrebas, l’ancien quartier est vidé et devient un secteur à éviter, squatté et mal famé.

Intention du Workshop
Aujourd’hui, la moitié des 30 hectares de Sassi est en cours de rénovation. Elle abrite quelques milliers d’habitants et accueille toujours plus de touristes, au risque de se transformer en ville-musée.
Le workshop SASSI DI MATERA – « sans consolation ni douceur » propose aux étudiants de l’École supérieure des beaux-arts d’Angers de participer à cette réflexion globale de rénovation de ce patrimoine en investissant un des Sassi, et proposer de nouvelles relations entre espaces, usages et esthétiques.

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