La professionnalisation

TALM tient pour essentiel le suivi de l’insertion professionnelle de ses diplômés. À ce titre, l’École développe depuis plusieurs années un observatoire de l’insertion professionnelle dont la mission est de comprendre et de recenser les parcours professionnels des jeunes créateurs issus de l’école. Les indicateurs fournis permettent d’ajuster, sinon les objectifs des cursus, au moins d’utiliser certains paramètres pour en modifier quelques contenus et ainsi rester proche de la réalité professionnelle des champs créatifs, laquelle définit pour partie les enjeux des formations en école d’art.

Cette articulation à l’espace professionnel est un élément central du dispositif de TALM. Les enseignants sont tous des professionnels avant d’être enseignants : artistes, designers, théoriciens, éditeurs, tous acteurs dans le champ de la création contemporaine avec une reconnaissance du milieu de l’art, tous engagés et reconnus par les réseaux de création que parfois ils animent.

Un module d’enseignements, mutualisé entre les trois écoles de Tours, Angers et Le Mans, est dédié à la question de la professionnalisation. Les journées d’étude
de pratique professionnelle s’inscrivent depuis 2011, dans l’ambition de développer une approche – toute en investigation et imagination – des problèmes formels,
techniques et conceptuels de la création contemporaine, sans oublier la recherche, l’analyse et l’utilisation de l’information. L’objectif est d’encourager et de permettre
aux élèves d’étendre éventuellement leurs actions à un contexte culturel large. La diversité des intervenants est donc cruciale pour mettre en lumière les professions du monde de l’art, leur interdépendance et leurs interactions quotidiennes.

Le lien étroit qui est entretenu avec les milieux professionnels est renforcé par des stages courts dès la deuxième année et en quatrième année par des stages professionnels longs, trois à six mois en entreprise, institution culturelle, agence de design, d’architecture ou de communication, centre d’art, galerie, Fonds régional d’art contemporain ou encore musée.

Des actions pédagogiques ouvrent à la fois sur la professionnalisation et le partenariat. Un workshop réalisé à l’école peut donner lieu à une restitution dans un centre d’art. Cette transposition de la restitution dans un espace dédié à la diffusion professionnelle pose la question incontournable de l’expérience en milieu professionnel. Un autre donnera lieu à la mise en œuvre à l’échelle 1 en lien avec un ou des partenaires (industriels, collectivités territoriales, institutions culturelles). Ainsi la commande publique du tramway du Mans est la conséquence d’un workshop sur cette question. L’exposition des diplômables de cinquième année de l’Esba TALM à partir d’une sélection opérée par un jeune commissaire concourt très largement à donner aux jeunes artistes, les conditions de sélection et la réalité d’une visibilité de l’œuvre, dans un espace d’exposition dédié.

Enfin les partenariats installés avec les universités (UMR, laboratoire du CNRS) ou avec les grandes écoles nourrissent par la pluri et la transdisciplinarité les compétences des élèves, notamment la gestion de projets collaboratifs, avec l’objectif constant d’accélérer et de faciliter l’insertion professionnelle à des niveaux de qualification élevés.

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