Le Chateau du Pé, Saint-Jean de Boiseau - Le Voyage à Nantes 2011

Le Chateau du Pé, Saint-Jean de Boiseau – Le Voyage à Nantes 2011

TALM Conférences Bevis Martin & Charlie Youle

Bevis Martin & Charlie Youle

Natural Selection, un projet de Bevis Martin & Charlie Youle.
Mardi 24 novembre 2015 – 17 h – Salle T0 Culture générale.

Grâce au soutien de la Drac des Pays de la Loire, et dans le cadre d’un partenariat avec le Frac, l’université d’Angers initie sa première résidence d’artistes sur son territoire.
C’est le duo d’artistes Bevis Martin et Charlie Youle qui ont été choisis pour ce projet. Depuis septembre, ils ont installé leur atelier à l’ESTHUA et invité les étudiants à participer à des séances.

Les oeuvres réalisées par les artistes dans le contexte de cette résidence ont comme point de départ une sélection de peintures et de sculptures de la collection du Frac. Ils ont soumis ces images aux étudiants, et par une sorte de téléphone arabe visuel : chacun devait dessiner de mémoire l’image fournie, avant de passer son dessin à son voisin. Ainsi la forme se transforma, s’éloignant progressivement de son origine. A partir de ces interprétations, aux deux artistes de transposer le dessin en une oeuvre peinte ou sculptée.

L’exposition des travaux des artistes et d’un ensemble d’oeuvres de la collection du Frac sera présentée à la Galerie 5, à partir du 17 décembre.

Bevis Martin et Charlie Youle développent depuis 2004 un travail commun. “ C’est l’expression de notre un intérêt commun pour les ambiguïtés autour de la notion d’auteur et de la communication en général – ayant tous les deux travaillé avec des objets et des images trouvés qui permettent une certaine distance ou une certaine projection, nous sommes arrivés naturellement à mettre nos idées en commun pour en voir le sens. . . Dans nos travaux respectifs, nous nous posions la même série de questions :

  • Peut-on exprimer quelque chose en utilisant des « signifiants » d’occasion, de seconde main ?
  • Comment les images font-elles sens ?
  • Est-ce que quand on produit une chose c’est toujours en direction de quelqu’un d’autre, inconsciemment ou non ?
  • Quelles sont les règles et peut-on les briser tout en les suivant ?

De plus en plus nous nous concentrons sur une certaine stupidité dans la nature de la relation aux images et aux objets. Nous voulons trouver la manière de déranger la confortable formule « idée transmise – objet – idée reçue », de jouer avec la façon dont une image peut remplacer une idée. Ceci nous a mené à nous pencher sur les dispositifs de publicités, de vitrines, de musées et autres compositions pédagogiques qui semblent offrir un modèle de communication directe et transparente – l’image ou l’objet comme un reste ambigu d’un processus de communication. Nous essayons de mettre en scène dans notre travail la faiblesse de toutes les tentatives de communication.

Nous nous intéressons à la gamme des possibilités qui existent pour la fabrication de quelque chose ; l’idée du style plus que le style et le sens que crée le rapport avec les matériaux. Assumer un amateurisme abouti, le mal fait, la surcharge, l’évidence, l’inexactitude et les compromis, évoquer le sublime en utilisant la pâte à modeler. Nous suivons notre instinct de faire le travail quand il nous fait rire, non pas pour produire un travail simplement drôle ou ironique, mais parce que nous considérons notre rire comme un indice de quelque chose de dérangeant”

Ce projet a reçu le soutien de l’École supérieure des beaux-arts TALM.

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